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Pour la 31e année consécutive, Equitas accueillait en juin dernier une centaine de militants et militants des droits humains provenant de plus de 60 pays pour une formation unique en son genre. Cette année, le Programme international de formation aux droits humains (PIFDH) s’est déroulé du 6 au 25 juin au Collège John Abbott à Sainte-Anne-de-Bellevue. Ces militantes et militants, animés d’un courage et d’un dynamisme sans borne, travaillent sur des problématiques cruciales dans leur pays et souvent dans des conditions où leur vie est en danger. Leur participation au PIFDH leur a permis de renforcer leurs connaissances, compétences et attitudes afin de susciter des changements positifs dans leur communauté. Toutes et tous sont retournés dans leur pays, impatients de mettre en pratique leur apprentissage.
 

 

« Je me joins à tous mes collègues et remercie l’équipe du PIFDH pour l’immense succès de cette 31e édition. J’aimerais aussi remercier particulièrement l’équipe d’animation qui a si bien su partager avec nous leur bagage de connaissances et d’expériences durant tout le programme. Finalement, merci aux participants d’avoir mis en commun, au fil du programme, leurs meilleures pratiques et problèmes de droits humains, ainsi que les défis auxquels ils font face et les solutions qu’ils y apportent. »
Participant de la Tanzanie

Je salue l'équipe Equitas et l'ensemble des participants. Je me sens aujourd'hui mieux outillée pour un travail plus efficace et pertinent pour l'émergence de la femme et de la fille au Togo. Le séjour, les échanges avec l'équipe Equitas et les participants m'ont ouvert les yeux sur un autre monde de collaboration et de partage dans une simplicité étonnante mais contenant un sens très profond de l'éducation sur les valeurs humaines.
Participante du TOGO

Pour en connaître plus
 

On ne joue pas avec les droits…dans un camp près de chez vous cet été

Ce programme poursuit son expansion sous le signe de la réussite. Grâce à l'utilisation de la trousse On ne joue pas avec les droits, une ressource pédagogique composée d’activités et de jeux, les enfants apprennent à connaître les droits humains et les valeurs qui les accompagnent tout en jouant.

Le programme est utilisé dans des camps de jour à Vancouver, Winnipeg, Toronto, Montréal, Fredericton, Moncton et Dieppe et nous prévoyons étendre son utilisation aux villes de Victoria, Halifax et Charlottetown. Nous estimons que plus de 40 000 enfants et 2 000 animateurs et personnel de camps d’été bénéficient de ce programme.
 
Le jeudi 12 août, plus de 6 000 enfants d'un océan à l'autre participeront à la journée On ne joue pas avec les droits pour souligner la Journée internationale de la jeunesse. Dans le cadre de cette célébration, joueront à des jeux de la trousse et créeront une œuvre d'art collective représentant les valeurs des droits humains dont la coopération, le respect, l'inclusion, l’acceptation, la responsabilité et le respect de la diversité.

Le programme On ne joue pas avec les droits renforce les valeurs des droits humains et aide les enfants à apprendre comment ils peuvent contribuer à une communauté plus dynamique, plus diversifiée et plus inclusive. La trousse contient de l’information et des activités appropriées ainsi que des jeux pour les 6-12 ans, le tout adapté à l'environnement des camps d'été. En outre, elle améliore la capacité du personnel des camps à gérer les conflits ou désaccords qui surgissent entre les campeurs. Chaque activité comprend un temps de réflexion pour que les enfants puissent explorer plus avant les valeurs essentielles apprises dans le jeu.

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Les droits humains doivent être pris en compte lors de la reconstruction d'Haïti

Pour remettre le pays sur pied, il faut plus que de l’argent et des fournitures

Montréal, le 31 mars 2010 – Alors que les haïtiennes et haïtiens rebâtissent leur vie et leur pays, il est primordial que la communauté internationale des donateurs qui se réunit aujourd’hui à New York s’engage à inclure les principes des droits humains dans leurs plans de reconstruction et à travailler main dans la main avec les organisations haïtiennes qui luttent depuis des années en faveur des droits de toutes et de tous. Reconnaissant que le gouvernement haïtien n’a mené aucune consultation significative auprès des organisations de la société civile haïtienne dans le cadre du développement de son plan national en vue de cette rencontre, la communauté internationale doit, en conséquence, tout mettre en œuvre pour que ces organisations puissent prendre part concrètement à la planification et à la réalisation de l’aide à la reconstruction au cours des prochaines années.

Depuis 1994, Equitas – Centre international d’éducation aux droits humains, une organisation basée à Montréal, dispense des formations aux droits humains à bon nombre de ces organisations. S’appuyant sur des liens solides tissés au fil des ans, Equitas continuera d’appuyer les anciennes et anciens participants d’Haïti à affronter les défis les plus pressants et à rebâtir le pays tout en tenant compte des droits humains. Deux membres du personnel d’Equitas viennent tout juste de rentrer d’Haïti où ils ont rencontré certains d’entre eux dans le but d’amorcer la planification des prochaines étapes pour une collaboration future.

Prochaines étapes

Le tremblement de terre qui a frappé le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidentale le 12 janvier dernier a eu un énorme impact sur la capacité de la population haïtienne de faire respecter ses droits. Immédiatement après le séisme, gens du pays et organisations locales ont uni leurs efforts pour apporter des secours efficaces. Malgré l’absence d’un gouvernement fonctionnel, le peuple haïtien fait preuve de courage, d’un profond sentiment d’appartenance à la communauté et d’une détermination inébranlable pour rebâtir une société plus juste et plus démocratique.

« Il incombe à la communauté internationale des donateurs et aux organisations d’aide de s’assurer que leur soutien est prodigué dans le respect des valeurs et principes des droits humains, » déclare le directeur général Ian Hamilton. Cette approche pour reconstruire Haïti exige que les efforts déployés par la communauté internationale :

  • renforcent l’égalité entre les hommes et les femmes;
  • soient exempts de toute discrimination envers les groupes marginalisés et les plus vulnérables de la société;
  • prennent en compte tous les droits humains, y compris les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels;  
  • renforcent la capacité du gouvernement haïtien de s’acquitter de ses obligations en vertu du droit international en matière des droits de la personne;
  • assurent la participation concrète des groupes affligés dans le processus de prise de décision; encouragent la transparence et renforcent l’imputabilité dans l’utilisation de l’aide.